BSH rationalise ses processus financiers avec des solutions cloud de SAP
Des données intégrées pour réduire le travail manuel et accélérer la prise de décision
Bruxelles, le 19 janvier 2026 - BSH Hausgeräte GmbH modernise son paysage informatique financier et opte pour une architecture orientée cloud basée sur les technologies SAP. L’objectif est de mieux intégrer les données financières et de réduire le temps consacré par les collaborateurs aux reportings manuels.
BSH est un fabricant d’appareils électroménagers et propriétaire de marques telles que Bosch, Siemens et Gaggenau. L’entreprise est active dans plus de 50 pays et dispose de 39 sites de production dans le monde. Cette envergure internationale exige des informations financières fiables, tant au niveau local qu’au niveau du groupe consolidé.

Éliminer les silos
Au sein de BSH, le Group Controlling est responsable de la cohérence des données financières, depuis les systèmes ERP locaux jusqu’au reporting groupe. Dans la pratique, cela impliquait l’utilisation de différentes sources de données et de nombreuses étapes manuelles, notamment parce que la comptabilité, le controlling et la trésorerie n’étaient pas toujours bien alignés.
« Notre objectif est d’éliminer les silos entre la comptabilité, le controlling et la trésorerie », explique Heiko Schletz, Head of Governance, Methods and Systems chez BSH. Pour y parvenir, BSH souhaite réunir ces disciplines au sein d’un processus financier intégré, basé sur des données et des analyses en temps réel. La technologie n’est pas une fin en soi : elle doit avant tout permettre à la fonction finance de mieux soutenir la prise de décision au sein de l’organisation.
Première étape : rassembler les données
Afin de simplifier le reporting, BSH teste actuellement SAP Datasphere. Cette plateforme permet de gérer de manière centralisée des données issues de différents systèmes SAP et de les combiner avec des sources de données externes.
Lors d’un récent projet pilote, les soldes du grand livre, les résultats de controlling et les données de marché ont été automatiquement reliés pour produire des reportings consolidés. Les tableurs manuels n’étaient plus nécessaires. « Cela montre clairement la direction à suivre : rassembler les sources et les interconnecter », souligne Schletz.
Le cloud comme fondation de la finance
Le projet pilote avec SAP Datasphere s’inscrit dans une stratégie cloud plus large. BSH vise une source unique et cohérente de vérité financière, allant de la comptabilité locale à la consolidation groupe. Cette base repose sur SAP S/4HANA Cloud Private Edition, en combinaison avec SAP Datasphere et SAP Analytics Cloud.
Selon Schletz, une suite d’outils cloud synchronisés permet de mettre plus rapidement les chiffres financiers à disposition pour la prise de décision, tout en réduisant le nombre d’étapes de consolidation manuelles. « Avec une suite d’outils cloud synchronisée, nous pouvons fournir les chiffres plus rapidement pour la prise de décision, avec moins de consolidation manuelle », précise-t-il.
Prêt pour l’analytics et l’IA
BSH travaille avec des solutions SAP depuis des décennies, de SAP R/3 à SAP S/4HANA, en passant par SAP Business Warehouse. La prochaine étape est une migration complète vers le cloud via RISE with SAP.
Dans ce cadre, l’entreprise simplifie également son paysage applicatif. L’objectif est de regrouper six systèmes ERP distincts au sein d’une plateforme SAP S/4HANA mondiale unique, destinée à toutes les filiales et régions. Cette standardisation est indispensable pour exploiter pleinement les capacités de l’analytics et de l’intelligence artificielle.
Pas un simple projet IT
La transition vers SAP S/4HANA n’est pas considérée par BSH comme un simple projet informatique. La transformation financière concerne également la logistique, les ventes et les processus clients. Selon Schletz, une vision claire en amont est essentielle : sans cohérence entre la comptabilité et le controlling, une conversion purement technique apporte peu de valeur. La transition nécessite donc une coordination entre plusieurs départements.
La direction est ainsi clairement définie : une fonction finance basée sur le cloud, moins axée sur le traitement manuel et mieux préparée à une prise de décision fondée sur les données. « Nous voulons que la machine fasse ce qu’elle sait faire le mieux, afin que les personnes puissent se concentrer sur la création de valeur », conclut Schletz.